Blog SNPTES de l'académie de Dijon

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mercredi 15 janvier 2020

Revalorisation salariale des personnels contractuels de l’uB.

Le SNPTES, fidèle à ses valeurs a revendiqué et dénoncé les inégalités à l’uB. Le SNPTES a ainsi obtenu des revalorisations pour l’ensemble de nos collègues en CDD et en CDI, alignant les indices de rémunération sur les premiers échelons des grilles de fonctionnaires. Force est de constater que malgré la mise en place d’un plan de retour à l’équilibre financier à l’uB ces dernières années, nos doléances aboutissent.

De plus, le SNPTES a proposé à la présidence et aux administrateurs d’inscrire dans la « charte des contractuels » ou dans un règlement intérieur (que nous attendons toujours) le principe d’un alignement automatique pour les personnels contractuels à chaque revalorisation des grilles de titulaires. Quitte à avoir une charte, autant que celle-ci apporte quelques garanties à nos collègues.

Il s’avère qu’au 1er janvier 2020, en application du PPCR (plan de revalorisation indiciaire des fonctionnaires) certaines grilles (catégorie C et A) ont connu des améliorations. Le SNPTES exige que ces revalorisations indiciaires soient appliquées à nos collègues contractuels, dans un souci d’équité. En inscrivant le principe d’automaticité de ces alignements, les personnels contractuels pourront également bénéficier des ajustements de grille prévus pour 2021.

Cette proposition sera portée lors du conseil d’administration du 22 janvier 2020. S’il n’obtient pas satisfaction de ce simple principe, le SNPTES en tirera les conséquences et mènera des actions pour la défense des personnels contractuels. Dans le même temps et pour rappel, le SNPTES défend l’idée d’un plan de titularisation afin de résorber la précarité croissante dans notre université et exige un repyramidage afin de mettre en adéquation le profil du poste et le niveau de recrutement.

mercredi 27 novembre 2019

Communiqué revalorisation indemnitaire à l'uB

Cher-e-s collègues,
Cela n’est pas une surprise, l’analyse des taux de primes versés à l’ensemble les personnels de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation (MESRI) révèle la faiblesse de nos rémunérations au regard de ce qui est servi dans le reste de la fonction publique. Le SNPTES (première organisation syndicale au comité technique ministériel) participe actuellement à des négociations avec la Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH) du MESRI dans le cadre du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). L’objectif est d’obtenir des taux de primes alignés sur les taux interministériels les plus favorables, pour tous, à corps comparables. Cette mesure est un élément essentiel pour l’attractivité de nos métiers : BIATSS, enseignants-chercheurs, chercheurs et ITA.
C’est dans ce contexte que s’est tenu, à l’université de Bourgogne, un groupe de travail (GT) concernant les revalorisations indemnitaires des personnels BIATSS. Alors que la mise en place du RIFSEEP, a permis au SNPTES d’obtenir de la gouvernance de l’UB un alignement vers le haut des primes versées aux personnels BIATSS de catégorie B et C toutes filières confondues (AENES, ITRF, BIB, sociaux et de santé), les nouvelles propositions de l’administration visent aujourd’hui à tout déconstruire.
Pour le SNPTES, les revalorisations des primes pour 2020, doivent concerner l’ensemble des personnels BIATSS, conformément à la politique menée par l’université depuis plusieurs mandats. Recréer des différences et des iniquités ne serait pas un bon signal.
Le SNPTES demande donc de prévoir au budget 2020 une enveloppe pour revaloriser les primes en conservant des montants équivalents à l’ensemble des personnels, notamment pour les personnels de catégorie B et C (comme c’est le cas actuellement).
Par ailleurs, le SNPTES continu de revendiquer l’alignement de l’ensemble des catégories A sur les taux le plus favorable (actuellement ceux versés aux Attachés de la filière AENES). A corps comparable, il n’est pas acceptable de faire de telles discriminations salariales entre les personnels.


Des marges de manoeuvre existent !


Notamment, en réduisant le nombre de vice-présidents délégués ou chargés de missions (l’uB est 8e au classement des universités ayant le plus de VP). Ou, en distribuant plus équitablement l’enveloppe réservée aux « primes d’encadrement » versée en même temps que les primes de fin d’année : entre 800 en 1800€ pour 77 personnels, soit une enveloppe d’environ 80 000€ supplémentaires versée à ce faible contingent de collègues déjà servi par des montants mensuels supérieurs en raison de leurs fonctions et responsabilités reconnues dans le cadre de la mise en place du RIFSEEP.
La gouvernance évoque fréquemment le niveau des indemnités servies aux personnels BIATSS au regard de ce qui peut se pratiquer ailleurs (dans d’autres établissement du MESRI). C’est également l’argument avancé pour les primes de fin d’année (en forte baisse depuis 3 ans). A la lecture des enquêtes menées par le MESRI, force est de constater que les personnels de l’uB ne font pas partie des mieux dotés. Que dire de la précarisation croissante et de la gestion des personnels contractuels à l’uB ?... Un nouveau déséquilibre entre les filières serait un signal négatif de plus. Les personnels BIATSS dans leur ensemble doivent être reconnus. Les beaux discours de fin d’année remerciant les personnels pour leur investissement, c’est une chose, mais reconnaitre le travail accompli, les compétences, l’engagement de l’ensemble des personnels par des salaires décents (titulaires ou contractuels) est une nécessité.
Pour en revenir au GT du 15/11/2019 et aux revalorisations indemnitaire 2020, la direction propose de ne revaloriser que deux filières (AENES et Sociale) et présentait deux propositions. Pour ces filières, la première proposition portait sur une augmentation globale de 4% pour l’ensemble des catégories A, B et C. La seconde sur une répartition différentielle par catégorie : 5% pour les C, 4% pour les B, 3% pour les A. Les participant semblaient être sur une validation de la seconde proposition. Mais la gouvernance nous présente l’autre projet dans les documents préparatoires au CT du 28 novembre 2019.
Pour toutes ces raisons, le SNPTES s’opposera au projet proposé par la gouvernance au Comité Technique de l’uB du 28 novembre 2019. Ce projet propose de désorganiser, d’amplifier les écarts entre filières ou d’en créer de nouveaux. Ce projet ne prend à aucun moment en compte les revendications du SNPTES :


La revalorisation globale et significative des primes versées à l’ensemble des BIATSS.


Vous l’aurez compris, nous ne nous opposons pas aux faibles revalorisations proposées (qui font une fois encore la part belle à l’unique corps des attachés), mais nous constatons que le compte n’y est pas ! Après avoir ponctionné l’enveloppe indemnitaire de fin d’année (sous couvert de plan de retour à l’équilibre, mais prenant soin de préserver les primes d’encadrement), la gouvernance souhaite créer de nouveaux déséquilibres et accroitre les inégalités. Cette politique de retour en arrière, à l’heure où la nécessité de revalorisation est mise en avant par le ministère ne peut être acceptée. Le SNPTES revendique d’être entendu sur ces questions et demande l’ouverture de vraies négociations.

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